Jusqu'à la semaine dernière, il me semble que quand on te demandait si ça va ... Alors une des réponses possibles, de bon ton, c'était de répondre "ça va, c'est la course". Et quand on te demande, tu restes un peu (boire un coup, discuter après le ciné...), alors la réponse possible serait : "oh non, je dois filer".
C'était un peu à la mode d'être surbooké, pressé, d'avoir un programme de ministre prévu.

Et puis là, d'un coup, tout s'arrête, on reste chez soi, l'ordre qui nous est intimé, c'est de retourner à l'essentiel, de lire, de prendre le temps.
La notion de temps qui passe prend alors un sens différent. On ne peut plus dire qu'on est pressés ou surbookés. Et c'est étonnant ce moment.
En mettant un pas de côté, et profitant d'être - encore - en bonne santé, on peut profiter pour faire ces choses qu'on a pas le temps (l'envie?) de faire le reste de l'année, mais surtout, on peut ne rien faire. Puisqu'en plus, on aura le temps de faire ça demain.
Depuis quelques temps déjà, en dehors du boulot, évidemment, où ce ne sont pas les mêmes règles qui jouent et je ne suis pas maîtresse de mon agenda, j'essaie de ne plus "ne pas avoir le temps".
Ne pas avoir le temps dans sa vie perso, d'appeler ses proches, de faire le ménage, de lire des livres, de se mettre à la broderie. C'est du fake. De la fausse information. Nous avons tous le temps de passer des heures à regarder des films ou instagram ou de s'adonner à une passion débordante. Le temps est en effet non-extensible mais il y a des priorités que l'on se donne - pas forcément rationnelles.
Wikipédia me dit que "la mesure de la durée, c'est à dire, du temps écoulé entre deux événements se base sur des phénomènes périodiques (jours...)". C'est bien de ça dont il s'agit, d'habitude il y a pléthore de petits événements qui rythment le temps, et là, le jour, la nuit, manger, les choses du corps - et de la nature à distance - sont encore les seules qui marquent notre temps, si nous n'engageons rien pour mettre en place de nouvelles habitudes qui rythment le temps.
Alors maintenant, il me semble que c'est à nous de donner de la valeur à notre temps. De vivre tranquillement et sereinement ces semaines, puis de faire ces choses qu'on avait envie de faire depuis longtemps. Pour pouvoir retourner à la vie ensuite, sans regret, parce que finalement, on a passé notre temps à regarder des séries. Tu rêvais d'écrire une nouvelle ? D'apprendre à dessiner ? De tenir un journal ? De te remettre à lire ? Tu avais acheté des aiguilles de tricot et un peu de fil ? C'est maintenant. Go ! N'hésite plus, ne procrastines plus!
Et puis, comment imaginer le temps de l'après. Je me questionne. Est-ce que l'on va réussir à garder quelques enseignements de ces semaines de ralenti total ? Il y aura tellement d'incertitudes dans ce monde d'après que je nous souhaite collectivement de garder les pieds ancrés, de continuer notre yoga, peut-être façon moins soutenue mais quand même, se rappeler comme un souvenir légèrement sépia de ces semaines inédites et peut-être qui ne se reproduiront jamais dans nos vies.
-
Alors, quelle est votre manière de gérer tout ce temps donné, à rester chez soi ?
Quels choix faites vous pour passer ce temps ?
Ici, pour le moment, les jours me semblent passer vite, jusqu'à quand ? Je ne sais pas !...
C'était un peu à la mode d'être surbooké, pressé, d'avoir un programme de ministre prévu.

Et puis là, d'un coup, tout s'arrête, on reste chez soi, l'ordre qui nous est intimé, c'est de retourner à l'essentiel, de lire, de prendre le temps.
La notion de temps qui passe prend alors un sens différent. On ne peut plus dire qu'on est pressés ou surbookés. Et c'est étonnant ce moment.
En mettant un pas de côté, et profitant d'être - encore - en bonne santé, on peut profiter pour faire ces choses qu'on a pas le temps (l'envie?) de faire le reste de l'année, mais surtout, on peut ne rien faire. Puisqu'en plus, on aura le temps de faire ça demain.
Depuis quelques temps déjà, en dehors du boulot, évidemment, où ce ne sont pas les mêmes règles qui jouent et je ne suis pas maîtresse de mon agenda, j'essaie de ne plus "ne pas avoir le temps".
Ne pas avoir le temps dans sa vie perso, d'appeler ses proches, de faire le ménage, de lire des livres, de se mettre à la broderie. C'est du fake. De la fausse information. Nous avons tous le temps de passer des heures à regarder des films ou instagram ou de s'adonner à une passion débordante. Le temps est en effet non-extensible mais il y a des priorités que l'on se donne - pas forcément rationnelles.
Wikipédia me dit que "la mesure de la durée, c'est à dire, du temps écoulé entre deux événements se base sur des phénomènes périodiques (jours...)". C'est bien de ça dont il s'agit, d'habitude il y a pléthore de petits événements qui rythment le temps, et là, le jour, la nuit, manger, les choses du corps - et de la nature à distance - sont encore les seules qui marquent notre temps, si nous n'engageons rien pour mettre en place de nouvelles habitudes qui rythment le temps.
Alors maintenant, il me semble que c'est à nous de donner de la valeur à notre temps. De vivre tranquillement et sereinement ces semaines, puis de faire ces choses qu'on avait envie de faire depuis longtemps. Pour pouvoir retourner à la vie ensuite, sans regret, parce que finalement, on a passé notre temps à regarder des séries. Tu rêvais d'écrire une nouvelle ? D'apprendre à dessiner ? De tenir un journal ? De te remettre à lire ? Tu avais acheté des aiguilles de tricot et un peu de fil ? C'est maintenant. Go ! N'hésite plus, ne procrastines plus!
Et puis, comment imaginer le temps de l'après. Je me questionne. Est-ce que l'on va réussir à garder quelques enseignements de ces semaines de ralenti total ? Il y aura tellement d'incertitudes dans ce monde d'après que je nous souhaite collectivement de garder les pieds ancrés, de continuer notre yoga, peut-être façon moins soutenue mais quand même, se rappeler comme un souvenir légèrement sépia de ces semaines inédites et peut-être qui ne se reproduiront jamais dans nos vies.
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Alors, quelle est votre manière de gérer tout ce temps donné, à rester chez soi ?
Quels choix faites vous pour passer ce temps ?
Ici, pour le moment, les jours me semblent passer vite, jusqu'à quand ? Je ne sais pas !...
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